lundi 26 mars 2012

Au revoir à Jean Sangnier

Jean Sangnier

Décès de Jean Sangnier, cofondateur de Ouest France

Jean Sangnier, un des premiers résistants dans Paris occupé, cofondateur du quotidien Ouest-France et fils de Marc Sangnier, figure du christianisme social, est mort dimanche à 99 ans à son domicile parisien, a annoncé lundi sa fille Anicette Sangnier.

Né le 7 février 1912 à Paris, Jean Sangnier baigna toute son enfance dans les multiples activités de son père, animateur du mouvement chrétien progressiste Le Sillon, qui fonda les Auberges de jeunesse, inspira la plupart des mouvements et syndicats catholiques et mena une grande action pacifique pour le rapprochement franco-allemand.

Après des études de droit, Jean Sangnier fut notamment attaché à l'ambassade de France à Berlin (1938-1939), et se lia avec Emilien Amaury, ancien secrétaire de son père, et directeur de l'Office de publicité générale (OPG), qui fournissait de la publicité à la presse démocrate d'inspiration chrétienne.

Dès le début de l'Occupation, il fonde avec M. Amaury et quelques résistants dont Max André et Raymond Laurent le Groupe de Lille (ou Groupe de la rue de Lille), un des tout premiers mouvements de résistance dans Paris occupé, qui eut pour tâche notamment de recevoir et d'aider début 1941 Honoré d'Estienne d'Orves, chargé par le général de Gaulle d'établir la première liaison radio entre la France occupée et Londres.

Jean Sangnier publie dans son imprimerie La Démocratie, à quelques mètres des locaux de l'Abwehr, - le renseignement militaire allemand -, des journaux clandestins, tels Défense de la France, Résistance, Témoignage chrétien, L'Humanité, ainsi que les discours du général de Gaulle.

Après la Libération, Jean Sangnier est un des cofondateurs du quotidien Ouest-France, et dirige le journal Marie France (de 1947 à 1983), au sein du groupe Amaury.

En 1990, il fonde l'Institut Marc Sangnier, qui réunit historiens et étudiants pour perpétuer l'oeuvre du Sillon et les très nombreux mouvements qui en sont issus.

Jean Sangnier était Commandeur de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945 et Rosette de la Résistance.

1 commentaire

Bookmark and Share

lundi 23 mai 2011

Voir, Juger, Agir – Cinquante ans de pratique sociale de l’EgliseCatholique

Ce mois de mai 2011 marque le 50ème anniversaire de la publication par le pape Jean XXIII de l’encyclique Mater et Magistra qui commémorait à son tour le 70ème anniversaire de la publication par le pape Léon XIII de l’encyclique pionnière de Rerum Novarum sur la condition ouvrière.

Peu de personnes se souviennent que c’était Joseph Cardijn qui avait proposé au pape de publier cette encyclique au cours d’une audience qui lui avait été accordée en mars 1960. A la demande du pape, Cardijn avait alors rédigé un document d’une vingtaine de pages où il rassemblait diverses idées et suggestions pour l’encyclique qu’il préconisait.

Quatorze mois plus tard, le 15 mai 1961, Cardijn lui-même eut la surprise de découvrir que l’encyclique Mater et Magistra que le pape Jean venait de publier adoptait de manière spécifique la fameuse méthode du “Voir-Juger-Agir” dont il s’était fait le héraut tout au long de sa vie.

« Pour traduire en termes concrets les principes et les directives sociales, on passe d'habitude par trois étapes, » écrit le pape Jean, « relevé de la situation, appréciation de celle-ci à la lumière de ces principes et directives, recherche et détermination de ce qui doit se faire pour traduire en actes ces principes et ces directives selon le mode et le degré que la situation permet ou commande. »

« Ce sont ces trois moments que l'on a l'habitude d'exprimer par les mots : voir, juger, agir. Il est plus que jamais opportun que les jeunes soient invités souvent à repenser ces trois moments, et, dans la mesure du possible, à les traduire en actes ; de cette façon, les connaissances apprises et assimilées ne restent pas en eux à l'état d'idées abstraites, mais les rendent capables de traduire dans la pratique les principes et les directives sociales. »

Sous l’inspiration de Cardijn le pape Jean incorporait donc de manière spécifique la méthode du “Voir-Juger-Agir” dans l’enseignement social et la pratique de l’Eglise catholique.

Quatre années plus tard, dans son intervention au Concile de Vatican II sur la liberté religieuse, Cardijn, alors cardinal, devait insister sur l’importance de cet héritage :

« Cette liberté intérieure, même si elle existe en germe dans toute créature humaine comme un don naturel, requiert une longue éducation et elle s’en­tretient de trois façons : voir, juger et agir. Si, grâce à Dieu, nos soixante années d’apostolat n’ont pas été vaines, c’est parce que nous n’avons pas voulu que les jeunes vivent longtemps à l’abri des dangers, coupés de leur milieu de vie et de tra­vail, mais que nous avons fait confiance à leur liberté, pour une meilleure éducation de celle-ci. Nous les avons aidés à voir, à juger et à agir par eux-mêmes, en entreprenant d’eux-mêmes une action sociale et culturelle, en obéissant librement aux autorités, afin de devenir des témoins adultes du Christ et de l’Evangile, conscients d’être responsables de leurs frères et de leurs sœurs du monde entier, » disait-il alors (20 septembre 1965), en utilisant une formule qui rappelle la fameuse définition de la « démocratie » adoptée par le mouvement du Sillon de Marc Sangnier, qui la décrivait comme « une organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité de chacun. »

De fait la formule du “Voir-Juger-Agir” de Cardijn résumait avec précision la “méthode d’éducation démocratique” qui avait été utilisée dans les ”cercles d’étude” dont le Sillon s’était fait le pionnier au tournant du 20ème siècle.

« Tout citoyen doit : 1° Connaître l'état de sa patrie; lorsque la situation est mauvaise, il doit 2° chercher les remèdes; enfin, les remèdes trouvés il doit 3° agir, » écrivait Marc Sangnier pour décrire la méthode d’enquête utilisée par le Sillon dès l’année 1899.

C’est Cardijn qui a, de fait, perfectionné cette méthode pour en faire la fondation du mouvement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) avant que celle-ci ne soit adoptée par tant d’autres mouvements et associations d’apostolat de laïcs.

« Des militants et des membres, » déclarait Cardijn au cours du 1er Congrès International de la JOC en 1935, « .apprenant à VOIR, JUGER ET AGIR : à VOIR le problème de leur destinée temporelle et éternelle, à JUGER la situation présente, les problèmes, les contradictions, les exigences d’une destinée éternelle et temporelle, à AGIR en vue de la conquête de leur destinée éternelle et temporelle, »

Cardijn s’est lui-même perçu comme un enseignant, un éducateur pour la jeunesse ouvrière. Aujourd’hui, cinquante ans après l’encyclique Mater et Magistra, nous voyons clairement qu’il a de fait rempli ce rôle pour l’ensemble de l’Eglise.

Aussi, tandis que nous célébrons le demi-siècle de “l’encyclique du Voir-Jugé-Agir”, nous renouvelons la demande formulée en 1998 par des anciens responsables de la JOC Internationale : que Cardijn soit reconnu comme “Docteur de l’Eglise”.

Communauté Internationale Cardijn

20 mai 2011

Cardijn a appris l'Eglise à voir, juger, agir

Ce mois de mai 2011 marque le 50ème anniversaire de l’adoption de la méthode du “Voir-Juger-Agir” dans l’enseignement et la pratique sociale de l’Eglise Catholique.

La “Communauté Internationale Cardjin” (Cardijn Community International – CCI) se souvient que c’est le cardinal Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) qui avait suggéré au Pape Jean XXIII de publier une encyclique pour marquer le 70ème anniversaire de l’encyclique historique Rerum Novarum de Léon XIII.

Dans sa réponse le pape Jean XXIII avait alors demandé à Cardijn de fournir un aperçu des questions qu’il conviendrait d’aborder ; ce qu’il fit en envoyant un mémorandum d’une vingtaine de pages au pontife.

Lorsque l’encyclique Mater et Magistra a été publiée un an plus tard elle indiquait que :

« pour traduire en termes concrets les principes et les directives sociales, on passe d'habitude par trois étapes : relevé de la situation, appréciation de celle-ci à la lumière de ces principes et directives, recherche et détermination de ce qui doit se faire pour traduire en actes ces principes et ces directives selon le mode et le degré que la situation permet ou commande.

« Ce sont ces trois moments que l'on a l'habitude d'exprimer par les mots : voir, juger, agir. »

« Nous pensons que même Cardijn a dû être surpris de découvrir cette reconnaissance de sa méthode dans l’encyclique », commente à ce propos le responsable de la Communauté Internationale Cardijn, MJ Ruben.

« Depuis lors, » poursuit MJ Ruben, « la méthode du “Voir-Juger-Agir” a été reconnue et adoptée par l’ensemble de l’Eglise »

« Cela prouve que Cardijn a rempli un rôle d’enseignant pour toute l’Eglise, et non pas uniquement pour la Jeunesse Ouvrière… »

« Et c’est une raison supplémentaire, » conclut MJ Ruben, « d’espérer que Cardijn sera un jour reconnu comme Docteur de l’Eglise. »

PHOTO

Tiersmonde.net

LIEN

Voir, Juger, Agir – Cinquante ans de pratique sociale de l’Eglise Catholique (Communauté internationale Cardijn)

samedi 21 mai 2011

La JOC française veut redéfinir sa dimension ouvrière

Deux cent jeunes responsables de la JOC française se réunissent ce weekend pour une assemblée générale extraordinaire afin de réfléchir sur la dimension ouvrière du mouvement.

Alors que la société française a subi ces dernières décennies de profondes mutations sociologiques, la JOC tient en effet à redéfinir sa dimension ouvrière pour mieux répondre aux préoccupations des jeunes issus de milieux populaires, dit la Croix.

Parmi les questions à l’ordre du jour : « Qui sont les jeunes ouvriers aujourd’hui ? Qui sont ces jeunes invisibles qu’on ne retrouve pas dans les institutions de la République ? » Un communiqué de JOC souligne qu’« il est important aujourd’hui de donner une voix et une existence à ces jeunes ». D’où l’importance de redéfinir la vocation du mouvement.

C’est au mois d’octobre dernier, lors d’une réunion nationale, que cette question a été soulevée. « La précarité, l’individualisme et l’isolement se sont installés au point de nous faire croire que le collectif n’existe plus et que nous sommes des individus isolés », explique Stéphane Haar, président de la JOC.

« Depuis 80 ans, poursuit-il, la société a connu des changements qui rendent le public ouvrier de la JOC et la conscience ouvrière plus difficiles à définir. À partir de leurs questionnements sur les mots « ouvrier » et « milieux populaires », la JOC souhaite redéfinir cette jeunesse ouvrière pour lui donner une place dans la société française. Aujourd’hui ce sont des millions de jeunes qui restent invisibles et exclus ».

SOURCE

La JOC souhaite redéfinir la dimension ouvrière du mouvement (La Croix)

vendredi 15 avril 2011

Sergio Regazzoni, la solidarité n'a pas de frontières

Après avoir réuni de nombreux témoignages, une équipe dirigée par François Bellec a réussi à retracer le parcours extraordinaire de Sergio Regazzoni : homme de foi, épris d’action, de justice sociale et de fraternité.

Avec une préface de Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire, le livre Sergio Regazzoni : la solidarité n'a pas de frontières est prêt à être publié par les Editions de la Toison d'Or.

Né à Lugano (Suisse) en 1943, Sergio rejoint à vingt ans le secrétariat national de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) de son pays et, quelques années plus tard, le secrétariat de la JOC internationale (JOCI) à Bruxelles (Belgique). Cette responsabilité l’amènera à se déplacer dans des pays en guerre ou sous le joug de dictatures.

Il est ensuite appelé par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). Il y assumera pendant dix ans la responsabilité des relations avec l’Asie-Pacifique. Il s’y rendra à de nombreuses reprises avant d’être nommé Directeur du Centre Lebret à Paris où il continuera à tisser des relations avec des personnes et des organisations du monde entier.

"Partout où il est passé, Sergio a laissé une trace indélébile dans le cœur des gens qu’il a rencontrés car il leur faisait partager sa foi en l’homme et ne cherchait qu’à rendre leur dignité à tous ceux qu’il rencontrait," écrit Stéphane Bouzerand, directeur des Editions de le Toison d'Or.

"Ces valeurs et ces principes de vie font partie des choix éditoriaux de notre Maison d'édition. Cependant, pour faire connaître largement ce témoignage, nous avons besoin de votre concours. Pour que ce livre puisse exister, et pour nous permettre de couvrir les premiers frais de fabrication, il nous faut réunir rapidement au moins 500 souscripteurs.

"En nous renvoyant le bulletin ci-joint accompagné de votre chèque de règlement, vous bénéficierez du prix exceptionnel de souscription : 18 € l'exemplaire (au lieu de 22 € prix public). Nous vous remercions de votre soutien," ajoute Stéphane Bouzerand.

Ecrit par François Bellec avec la collaboration de Marlyse Thommen-Strasser, Lidia Miani, Bernadette Huger, Yves Berthelot, Claude Baehrel et Eric Sottas, le livre, est écrit à partir de témoignages émanant de femmes et d’hommes qui ont connu Sergio à travers le monde.

Cependant, "il n’est pas seulement un hommage à un militant de la solidarité internationale," ajoute Yves Berthelot, président du Centre Lebret et François Bellec.

"Il est aussi, et surtout, porteur d’initiatives, d’intuitions, d’innovations et d’espoirs susceptibles de contribuer aujourd’hui à la lutte pour la libération des peuples."

"Sergio Regazzoni fut en effet un précurseur dans le domaine du développement humain. Face à la mondialisation, il comprit très vite que l’une des clés de l’avancée de la solidarité entre les peuples et de leur développement reposait sur l’émergence de réseaux d’échanges internationaux.

"Son attention aux autres et son sens aigu du dialogue lui permirent ainsi d’initier et de créer des lieux d’échange et de partage entre personnes de différentes cultures et religions à travers le monde. Grâce à lui, des bouddhistes, des musulmans, des hindouistes, des chrétiens, des agnostiques purent se rencontrer et engager un dialogue rendu indispensable aujourd’hui face à la montée des intolérances et des fanatismes.

"Originaire de Suisse, Sergio est décédé en juillet 2009 à l’âge de 65 ans. Très jeune, il s’engagea dans la défense des jeunes travailleurs au sein du mouvement de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) au plan local et national en Suisse et, par la suite, au niveau européen et international (JOCI).

"De 1984 à 1994, chargé des relations avec les populations d’Asie et du Pacifique, au sein du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-France), il mit ses convictions et son intelligence au service de la défense des droits des populations du Vietnam, du Cambodge, du Laos, d’Indonésie, de Timor Oriental... Il fut aussi, dès 1986, l’initiateur de relations avec la Chine, fermée à l’époque à toute coopération avec des ONG étrangères.

"De 1994 à 2007, Sergio assuma la charge de directeur du Centre Lebret à Paris, une organisation de recherche appliquée et d’échange entre acteurs internationaux de développement. Son esprit d’ouverture et d’écoute l’amenèrent à coopérer avec des personnes diverses, quelles que soient leur appartenance idéologique, politique, culturelle ou religieuse.

"Le destin de ce livre est entre vos mains. Merci de participer à la souscription ! conclurent Yves Berthelot et François Bellec.

Sergio Regazzoni : la solidarite n'a pas de frontieres
Par François Bellec en collaboration avec Marlyse Thommen-Strasser, Lidia Miani, Bernadette Huger, Yves Berthelot, Claude Baehrel et Eric Sottas. Préface de Guy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire

Bulletin de commande

Texte de présentation

Défendre les droits humains au Sri Lanka

Ancien dirigeant de la JEC de Sri Lanka et de la JEC Asie, Ruki Fernando travaille maintenant pour défendre les droits humains dans son pays. Il est également membre de l'Equipe de Coordination de la Communauté internationale Cardijn.

Invité en France par le CCFD - Terre Solidaire, il témoigne de son action au sein de l'ONG "Law and Society Trust".

***

Ses fruits permettront de soutenir les 477 « partenaires » de l'ONG catholique à travers le monde. Parmi eux, Ruki, un Sri Lankais qui risque sa vie pour aider ceux qui en ont besoin.

" Tu peux me rappeler qui sont nos premiers interlocuteurs ? » Ruki pose un instant son portable et se tourne vers Deanne, sa collaboratrice, assise à l'arrière du minibus blanc. Avec son sérieux habituel, la jeune femme se concentre sur son ordi. Elle ne trouve rien. Ruki la rassure : « C'est un premier contact. Nous ne poserons pas trop de questions. "

Venant de Colombo, la capitale du Sri Lanka, le minibus a traversé l'île d'ouest en est, fendant la jungle, frôlant les théiers sauvages, cahotant sur les trous, avant d'aborder les terres basses et chaudes de la côte est. Comme chaque semaine, Ruki Fernando, 37 ans, accomplit avec courage et discrétion une mission de terrain : protection, enquête, défense des opprimés pour le compte de l'ONG Loi et société (Law and Society Trust), partenaire du CCFD.

Une semaine dans la vie de Ruki (CCFD - Terre Solidaire)

mercredi 30 mars 2011

Le Théologien de la Libération, José Comblin, meurt

Né en Belgique, le théologien de la libération et ancien aumônier de la JOC, José Comblin, est mort au Brésil à l’âge de 88 ans.

L’agence ‘’Canadian Press’’ a rapporté la mort de José Comblin (né à Bruxelles en 1923) à l’hôpital de la ville de Salvador.

D’après l’agence ‘’Iglesia Descalsa’’, il avait été ordonné prêtre en 1947 et était venu au Brésil pour la première fois en 1958 en réponse au pape Pie XII qui appelait des prêtres européens à partir comme missionnaires volontaires vers des régions que manquaient de prêtres.

Il a d’abord vécu à Campinas, dans l’état de Sao Paulo où il a rempli une charge de professeur et a rencontré la ‘’Juventid Obrera Catholica’’ (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) dont il est devenu aumônier.

A Sao Paulo, où il a vécu jusqu’en 1962 avant de partir pour le Chili, il a été professeur de théologie à l’Ecole Domicaine de Théologie. Il y a enseigné de nombreux frères dominicains, dont Frei Betto et Frei Tito, qui ont par la suite rejoint les rangs des théologiens de la libération et ont participé au mouvement de résistance contre la dictature du Brésil.

Il a ensuite travaillé au Chili dans des tâches d’enseignement et de direction de divers séminaires.

Il avait, au moment des dictatures, été expulsé pour ses idées, à la fois du Brésil et du Chili.

Le père Comblin, qui avait des problèmes cardiaques et utilisait un pacemaker, a été trouvé mort dans la pièce où il logeait par les autres religieux qui l’attendaient pour la prière du matin et qui étaient étonnés de son retard (D’après Claudio Carvalhes qui cite des sources d’information brésiliennes).

Le porte-parole de l’archidiocèse de Barra, qui se trouve dans l’Etat de Bahia où le père Comblin il vivait, a déclaré que, selon sa volonté, il sera inhumé dans une petite ville de l’Etat pauvre de Paraíba.

Comblin a été un des disciples et conseillers de l’évêque brésilien Helder Camara, le célèbre défenseur des droits humains et avocat de l’option de l’Eglise pour les pauvres, à qui on avait, sous la dictature brésilienne, donné le nom ‘’d’évêque rouge’’.

SOURCE

Jose Comblin, Catholic priest and renowned liberation theologist, dies in Brazil (Canadian Press)

In Memoriam: Fr. José Comblin (Iglesia Descalza)

In Memoriam: Fr. José Comblin (Claudio Carvalhes)

PHOTO

LuisCarlos Diaz (Flickr/CC 2.0)